État du dossier au 16 septembre 2026. Les fonds placés sous séquestre sont garantis jusqu'au jeudi 17 septembre au soir. Ce site chiffre des hypothèses, il n'en prédit aucune.
Cette page se place dans le scénario B, celui où une société porte le club. Sa première partie en lit le compte sans le modifier. La seconde lui ajoute des hypothèses nommées, chacune avec sa fourchette, et aucune ligne du compte ne bouge pour autant. Ouvrir le compte
Stratégie de revenus
Soyons girondins
À cet échelon, aucun argent n'arrive au compte sans venir de ceux qui viennent au stade ou qui s'y affichent.
Les supporters paient 757 400 € sur la saison. Les joueurs, l'encadrement et l'emploi des amateurs coûtent 467 128 € : l'argent des supporters couvre le sportif à lui seul, et il en resterait 290 272 €.
Le constat
La question
Un club historique descendu loin de l'élite garde des supporters et des entreprises qui, eux, ne descendent pas. Reste à savoir ce que leur présence fait au compte, et ce qu'en ferait davantage : ce que rapporte une entrée, ce que cet argent couvre, ce que vaudrait un spectateur de plus.
Le compte lu ici est prudent : il retient 6 000 spectateurs de moyenne quand 10 819 ont été comptés lors de la dernière saison que le registre documente, soit 55 % de cette affluence.
D'où vient l'argent à cet échelon
Aucun droit audiovisuel n'entre au compte, et la société n'en porte aucune ligne. Tout ce qu'elle encaisse, 1 537 000 €, vient de deux groupes de payeurs : ses supporters et des entreprises.
Les supporters apportent 757 400 €, les entreprises 779 600 €. Les autres lignes de produits sont à zéro.
Ce que paient les supporters757k€
Des places, des abonnements, des maillots et des consommations un jour de match. Chaque ligne se paie au guichet, à la boutique ou à la buvette.
Abonnements195k€
Billetterie au match390k€
Boutique et merchandising110k€
Buvettes et restauration62k€
Ce que paient les entreprises780k€
De la visibilité, de la réception et un contrat de maillot. Ces lignes se signent avant la saison, et le compte les porte pour un montant annuel.
Ce que ce groupe paie est une hypothèse du modèle qu'aucune pièce ne fonde, et qui reste à vérifier : aucun contrat de partenariat, de maillot ni de panneautique du club n'est publié. Le modèle retient une enveloppe, la ligne des partenariats en est le solde, et aucune des trois lignes ne dépend de l'affluence.
Partenariats entreprises et sponsoring maillot381k€
Panneautique et visibilité stade220k€
Hospitalité, loges et salons179k€
Les autres lignes de produits du compte, à zéro : Subventions et prestations des collectivités, Cessions de contrats de joueurs, Activités annexes du Haillan, Coupe de France, Indemnités de formation et mécanisme de solidarité.
+ Deux groupes, et c'est une convention de lecture
Le modèle sait ce qu'une ligne rapporte, il ne sait pas qui la paie. Le partage est écrit, et il simplifie : une loge achetée par une entreprise nourrit la même ligne qu'une loge achetée par un particulier, et la boutique vend aussi à des entreprises.
Ce que vaut un spectateur
La saison compte 78 000 entrées : 6 000 spectateurs de moyenne sur 13 réceptions. Rapporté à ce nombre, l'argent des supporters vaut 9,71 € par entrée, et rapporté à un siège occupé toute la saison, 126,23 €.
Ce que paient les entreprises ne se divise pas ainsi : dans ce compte, il ne dépend pas de l'affluence, et rien n'établit que le sponsoring suive le public.
Mille spectateurs de plus à chaque réception laisseraient 140 400 € au solde : leur billet, puisqu'ils ne sont pas abonnés, et ce qu'ils consomment. Les abonnements, la boutique et les recettes d'entreprises ne bougent pas avec l'affluence.
Ce que paient les supporters9,71€ par entrée
Abonnements2,50€
Billetterie au match5,00€
Boutique et merchandising1,41€
Buvettes et restauration0,80€
Des supporters ont déjà payé hors de tout billet. Les Girondins Socios sont une structure indépendante, sans lien avec le club : leurs compteurs portaient 3 346 adhérents et 308 450 € collectés, relevés sur leur site le 21 septembre 2026.
Le modèle ne porte aucune recette par entrée. Il porte des lignes annuelles, divisées ici par le nombre d'entrées de la saison : ces montants sont des divisions, et elles se recalculent avec lui.
+ Ce qui manque est le coût, pas la recette
La recette du spectateur suivant est mesurée, ce qu'il coûte ne l'est pas : accueil, sécurité et nettoyage montent avec l'affluence sans être modélisés, le forfait technique du stade ne dépendant pas du nombre de spectateurs. Ce qu'un spectateur de plus laisse réellement, sur la saison et s'il vient à chaque réception, est donc au plus 140,40 €.
La moyenne par siège, elle, est plus basse : elle répartit sur tous les sièges des lignes que l'affluence ne déplace pas, les abonnements et la boutique. Le spectateur suivant n'est pas abonné et paie sa place à chaque réception.
Ce que cet argent couvre
Les charges de la société hors dette pèsent 3 409 717 €. L'argent des supporters et des entreprises en couvre 45 %, dans l'ordre choisi ci-dessous, du plus directement sportif au plus structurel.
Le premier étage tient sur les seuls supporters : le sportif coûte 467 128 €, ils paient 757 400 €, et il leur resterait 290 272 € pour le reste de la cascade.
Ce qui finit sans financement, 1 872 717 €, est le solde du compte hors dette. La dette n'entre pas dans ce calcul : l'échéance du plan et la créance de l'AGS ont leur propre bloc.
Sportif467k€
Exploitation489k€
Installations1 278k€
Administratif967k€
Flux interne209k€
Sans financement1 873k€
Chaque ligne porte la charge de sa famille ; la part remplie est ce que l'argent des supporters et des entreprises couvre, une fois servies les familles qui la précèdent.
+ Un euro n'a pas d'étiquette
Rien ne dit que l'argent des supporters paie l'équipe plutôt que le loyer du stade. L'ordre est une convention, celui dans lequel un club arbitre ; un autre ordre donnerait une autre lecture et ne changerait aucun total.
Le flux interne vers l'association le montre : servi en dernier, il apparaît sans rien de couvert, l'argent étant épuisé avant lui. Placé en tête, il serait couvert en entier et une autre famille finirait à sa place.
Faire mieux auprès des supporters
Qui sont les supporters
Une entrée n'est pas une personne. En comptant des personnes, la saison se range en quatre segments : les abonnés, que le compte suppose présents à chaque réception, et trois manières d'être non abonné. Leurs effectifs ne sont pas supposés : ils se calculent pour que leurs entrées soient exactement celles du compte.
Ces 78 000 entrées sont produites par 25 674 personnes. Un abonné en apporte 13 à lui seul, un événementiel une.
Un abonnement est une remise : il coûte 65 € quand les billets d'une saison entière en coûtent 130 €. Un abonné rapporte 75,40 € sur la saison, sa consommation comprise, un régulier 38,88 € en venant bien moins souvent. La valeur d'un abonnement tient à autre chose qu'au prix d'un match : à la trésorerie encaissée avant la saison, et à une présence acquise d'avance. Le modèle ne porte ni l'une ni l'autre.
Abonnements, billetterie au match et buvettes du compte647 400€
+ Des segments, et aucun supporter réel
Le modèle ne connaît personne. Il pose une répartition des non abonnés et des fréquences de venue, il en déduit des effectifs, et aucun fichier ne les vérifie. C'est précisément ce qui manque, et ce qu'un fichier unique de supporters donnerait.
Le constat compte des entrées ; faire mieux suppose de savoir qui vient. Une moyenne écrase l'écart entre celui qui vient une fois et celui qui vient à chaque réception, et deux clubs de même affluence peuvent n'avoir rien en commun. Un segment le fait voir.
Mon FCGB est la couche d'identité supporter : un même compte pour la billetterie, l'abonnement, la boutique et les stages, et l'historique de la relation qui va avec. C'est cette couche qui doit appartenir au club.
Ce n'est pas un logiciel de relation client, qui s'achète tout fait. La segmentation, les campagnes et l'analyse sont des briques mûres, et les redévelopper serait une faute. Ce qui ne s'achète pas, c'est l'identité du supporter, son histoire avec le club et les règles propres au club.
Trois questions passent avant toute technique. Les contrats : la billetterie et la boutique sont opérées par des prestataires, et une clause d'export des données existe ou n'existe pas. Les consentements : une adresse laissée pour un billet n'autorise pas toute sollicitation. Les personnes : dans un petit effectif, quelqu'un doit ouvrir la liste de rappel chaque semaine.
Une seule identité pour tout ce qu’un supporter fait avec le club : ses billets, son adhésion, ses achats, les stages de ses enfants. Ce qu’il voit ici, c’est aussi ce que le club apprend de lui.
Accueil. Le prochain match, la prévente réservée aux membres, et l’histoire du supporter avec le club.
Billets. Un carnet de cinq matchs au choix plutôt qu’un engagement sur treize dates.
Compte. L’enfant rattaché, le club amateur déclaré, et des consentements séparés et révocables.
Maquette · données simulées
J4 · samedi
Bonjour Camille
Membre actif
Camille D.
MF-033-1042
Prochain match
Girondins - Saint-Médard-en-Jalles
J4 · samedi · 18h00 · Stade Atlantique
Vous avez 72 h d’avance sur la vente générale
Mon histoire avec le club
Matchs vus depuis 202147
Saisons abonnée3
Supportrice depuis2011
Présente le 9 mai 2026Membre fondatriceDéplacement à Avranches
Ces trois lignes ne coûtent rien au club. Ce sont pourtant elles qui donnent envie de renouveler.
Réservé aux membres
La réédition du maillot 1984 arrive
Précommande ouverte pour vous depuis hier.
Aucun chiffre de cette maquette n'entre dans le compte de la saison ni dans un calcul du site. La base de supporters est simulée par un générateur déterministe, elle ne contient aucune donnée réelle, et rien n'est enregistré.
+ Ce qu'un consentement autorise, et pour combien de temps
Un consentement se donne séparément et se retire à tout moment ; une fiche sans consentement de recontact ne s'appelle pas. Pour un enfant inscrit à un stage, le consentement est celui du parent, et aucune donnée d'un mineur ne sert à une sollicitation commerciale. Un ancien contact ne se sollicite pas non plus indéfiniment : le référentiel de la Commission nationale de l'informatique et des libertés retient trois ans à compter du dernier contact, et c'est ce qui borne le levier de réactivation.
Segment par segment : d'où l'on part, ce qu'on fait, ce qu'on vise
Ce que rapporte une action dépend du segment où la personne arrive. Chaque colonne part de ce que le compte dit de son segment, nomme les gestes qui s'y appliquent, et chiffre ce qu'ils viseraient. Les volumes sont des hypothèses de travail, et ils se lisent avec leurs bornes.
Abonnés
D’où l’on part
Personnes3 000
Venues par personne13
Par personne75,40 €
Le segment226 200 €
Ce qu’on fait
Proposer une adhésion aux plus attachés.
Encaisser avant la saison, pas au match.
Garder le lien avec ceux qui s’éloignent.
Ce qu’on vise
L’adhésion, hors du compte
Un revenu sans présence au stade, à un seul niveau et pour une première campagne.
Ce que cela rapporte10 000€de 3 000 à 33 000
Ce que vaut un abonné de plus n'est pas chiffré ici.
La dette antérieure rend la disposition à payer plus incertaine.
Ouvrir le carnet de cinq matchs à qui ne renouvelle pas.
Ce qu’on vise
Retenir
des réguliers qui auraient décroché restent réguliers
Personnes visées500de 250 à 1 000
Ce que cela rapporte19 440€de 9 720 à 38 880
Occasionnels
D’où l’on part
Personnes11 337
Venues par personne1,4
Par personne15,12 €
Le segment171 419 €
Ce qu’on fait
Proposer le carnet à qui vient une ou deux fois.
Faire parrainer par un régulier, qui vient avec.
Jumeler avec les clubs amateurs déclarés.
Ce qu’on vise
Faire monter
des occasionnels deviennent réguliers
Personnes visées500de 250 à 1 000
Ce que cela rapporte11 880€de 5 940 à 23 760
Ce levier ne vaut que l'écart entre les deux segments, puisque ces personnes venaient déjà.
Événementiels, et ceux qui ne viennent plus
D’où l’on part
Personnes6 802
Venues par personne1
Par personne10,80 €
Le segment73 465 €
Ce qu’on fait
Faire venir les familles des stagiaires.
Recontacter d’anciens spectateurs.
Ce qu’on vise
Réactiver
d’anciens spectateurs reviennent comme occasionnels
Personnes visées1 000de 500 à 2 000
Ce que cela rapporte15 120€de 7 560 à 30 240
Stages
des familles de stagiaires viennent une fois
Personnes visées500de 250 à 1 000
Ce que cela rapporte5 400€de 2 700 à 10 800
Les deux ensemble20 520€de 10 260 à 41 040
La réactivation est bornée à trois ans après le dernier contact, par le référentiel de la Commission nationale de l'informatique et des libertés.
Les quatre leviers ensemble51 840€de 25 920 à 103 680
L’adhésion, hors de cette somme et hors du compte10 000€de 3 000 à 33 000
Une action se juge à son coût par personne gagnée, comparé à ce que rapporte une personne dans le segment où elle arrive, diminué de ce que coûte un spectateur de plus. Ce coût n’est pas dans le modèle, et tant qu’il n’est pas chiffré, le montant du segment est un majorant.
La première phase est le minimum qui rend ces leviers possibles : un fichier unique qui relie billetterie, boutique, adhésion et stages, la liste de rappel qui en sort, un outil pour écrire, et la mise en conformité qui autorise tout cela. Elle coûte 23 218 €. La seconde est l'espace supporter, 32 100 € à lui seul.
À cela s'ajoute, ou non, une fonction dédiée : 69 725 € chargés. Le modèle chiffre une fonction et jamais une personne : soit elle est financée en propre, soit un poste que le compte finance déjà la prend.
Les gains des leviers, les coûts des deux phases et l'adhésion se rencontrent ici. Chaque montant se lit avec ses bornes, et les bornes se croisent : le bas prend les volumes au bas et les coûts au haut. Les gains sont bruts de ce que coûte un spectateur de plus.
La première phase seule
Les deux phases, adhésion comprise
Une fonction portée par un poste existant
+28 622 €−11 868 à +89 333
+6 522 €−56 468 à +101 933
Une fonction dédiée
−41 103 €−103 806 à +40 055
−63 203 €−148 406 à +52 655
Au centre des hypothèses, avec une fonction portée par un poste existant, le MVP se rembourse dès la saison 1 ; il ne se rembourse plus si les gains sont au bas de leur fourchette et les coûts au haut.
Au centre, avec une fonction dédiée, il ne se rembourse pas en saison 1 sur les seuls leviers mesurés ici ; il ne s'équilibre qu'avec des gains au haut et des coûts au bas.
L'application n'est pas le MVP : sans le fichier unique, elle ne relie rien, et elle coûte à elle seule davantage que toute la première phase.
Retenir un régulier rapporte plus que réactiver un occasionnel.
Pour finir
Ce qui n'est pas mesuré
Le seuil compare un coût à la recette d'une saison, dans le périmètre du compte. Ce qu'un spectateur gagné vaut les saisons suivantes, ce qu'il change à ce que les entreprises achètent et ce qu'une enceinte pleine vaut au reste du club n'y sont pas.
Les leviers mesurés ici sont des leviers de fidélisation, sur le seul argent des supporters. Ce qu'une fonction dédiée à l'ensemble des revenus changerait aux partenariats, à l'hospitalité, aux prix ou à la boutique n'est pas mesuré.
Aucun montant n'est garanti, aucune affluence n'est prévue, et rien ici ne dit qu'un club remonte. Les conventions de lecture sont écrites et non calculées : qui paie quelle ligne, l'ordre de la cascade, les divisions par entrée et par siège, et la répartition des non abonnés en trois segments.